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« Décentralisation », qu’a-t-on fait en ton nom ? Retour sur les réformes territoriales en France

« Décentralisation », qu’a-t-on fait en ton nom ?

Retour sur les réformes territoriales en France (1982-2015)

Jeudi 24 septembre 2015 à 20h30 – Centre Etienne le Bournot à Aubenas - Carrefour Laïque d'Aubenas


Conférence de Fabien DESAGE

Maître de conférences en science politique à l’Université de Lille, chercheur au CERAPS-CNRS. Titulaire de la Chaire d’études de la France contemporaine de l’université de Montréal (Canada) de 2012 à 2014, et professeur invité à l’Université de Montréal de 2012 à 2015.


Ses recherches se situent à l’articulation de la sociologie des institutions et de l’analyse des politiques publiques. Elles portent notamment ces dernières années sur les politiques de développement du logement social. Il est notamment l’auteur, avec David Guéranger de La politique confisquée. Sociologie des réformes et des institutions intercommunales, Editions du Croquant, 2011


La loi du 2 mars 1982 a lancé un mouvement important de dévolution des pouvoirs et compétences de l’Etat central vers les « collectivités territoriales » (Régions, départements et communes). Cette loi, qui marque le début du premier septennat de François Mitterrand, a souvent été présentée comme l’amorce d’un mouvement de démocratisation du pouvoir local en France. Pourtant, rapidement, il fallut déchanter. La décentralisation, plus qu’une affirmation du rôle des citoyens dans la conduite des affaires publiques, a coïncidé, en France, avec ce que d’aucuns ont rapidement qualifié de « sacre des notables », fondé sur un principe de cumul des responsabilité locales et nationales mais aussi sur une « présidentialisation » des fonctions exécutives municipales.  

Les nombreuses réformes successives depuis 1982 (« acte 2 », puis « acte 3 »), loin d’inverser la tendance, l’ont au contraire renforcée. Le développement de l’intercommunalité, notamment, a contribué à rendre plus insaisissables les logiques politiques à l’œuvre au sein des institutions locales, gouvernées par des « consensus » partisans permanents. La répartition des compétences entre les différents échelons échappe à la plupart des citoyens, ce qui se traduit entre autres choses par une abstention électorale en hausse constante.

A la veille de transformations importantes des régions et les départements, nous profiterons de la soirée pour revenir sur le fonctionnement du système politique local en France et pour questionner ses spécificités et travers. Au-delà d’une litanie fastidieuse (et forcément un peu stérile) des réformes et lois successives, nous nous arrêterons sur les plus récentes et montrerons en quoi elles traduisent certaines évolutions structurelles de notre régime politique : la décentralisation contre la démocratie ? 

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