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La question kurde

Le Carrefour Laïque de Privas,en partenariat avec le MRAP Centr’Ardèche vous invite le jeudi 25 février 2016, à 18h30, autour de la question kurde, à l’Espace Envol – FOL Ardèche Bd de la Chaumette – Privas avec la participation de Duzgun Dogan , journaliste indépendant

Projection du film : « EZ KURDIM » « Je suis Kurde » de Nicolas BERTRAND et Antoine LAURENT Entrée libre / Libre participation aux frais / Buffet possible à l’issue de la soirée (3 €) DOGAN Duzgun, né en Turquie en 1980, de famille kurde. Arrive en France à l’âge de 9 ans. Etudes de journalisme à Cologne en Allemagne. Travaille ensuite en journaliste indépendant pour différents organes de presse : agences turques en Allemagne, Hollande et Belgique. Revient en France en 2007 et travaille par correspondance pour la Belgique, l’Autriche, la France (DOGAN presse). Retourne annuellement en Turquie où il a de la famille.

Le peuple kurde (environ 35 millions de personnes) a une vieille culture, une langue déclinée en plusieurs dialectes suivant les pays : Iran, Irak, Syrie, Turquie, plusieurs religions : sunnites, alevis, yézidis, musulmans… et athées. Depuis des millénaires, ce peuple majoritairement rural vit dans une zone montagneuse de Mésopotamie. Depuis la 2ème guerre mondiale, de fréquentes révoltes, en Turquie notamment, conduisent les Etats à une politique discriminatoire à leur égard : refus de la langue kurde, de la religion alevi. A la fin des années 60 naît un mouvement indépendantiste (le P.K.K. – Parti des Travailleurs Kurdes – en Turquie, le P.Y.D. – Parti Union Démocratique – en Syrie, le K.D.P. – Parti Démocrate du Kurdistan – en Irak, le PJAK– Parti pour une Vie Libre au Kurdistan – en Iran). Il réclame soit l’autonomie soit un statut d’Etat fédéral au sein de chaque pays « occupant ». Mais aucun des Etats n’accepte cette volonté d’indépendance : interventions militaires, perquisitions, prison, censure des médias kurdes, fermeture des centres culturels kurdes, destruction de villages, incendies volontaires de forêts contre les partisans…


Cette guerre sans nom a été longtemps ignorée par l’Occident. La victoire des militants kurdes contre Daech à Kobané a très vite été occultée. Fin janvier, on constatait le refus du gouvernement turc de la participation des Kurdes aux rencontres de Genève quant au conflit syrien. Le gouvernement réactionnaire d’Erdogan ne s’en prend d’ailleurs pas seulement aux Kurdes de la Turquie-Est mais réprime à Istanbul même les militants du Front Populaire de Turquie qui eux travaillent à l’émancipation du peuple dans son unité. Nous n’avons pas fini d’entendre le peuple kurde et son cri « à la face du monde » ! Je suis kurde: un film en forme de cri à la face du monde ! Projection ce jeudi 25 février 2016 à l’Espace Envol du film, Ez Kurdim, de Nicolas Bertrand et Antoine Laurent. La Turquie bénéficie d’une étrange bienveillance de la part des pays occidentaux, alors que les droits de l’homme y sont bafoués. Pourtant, tout un peuple subit une répression sans nom et se voit dépouillé de tous ses droits. Ce peuple, c’est le peuple kurde, que Nicolas Bertrand et Antoine Laurent sont allés rencontrer, caméra au poing. Lorsqu’ils arrivent sur place, le Parti pour la démocratie et la paix (BDP) vient de remporter les élections législatives dans cette région. Un résultat d’une valeur politique telle qu’Ankara va mener une guerre sans merci à cette formation, ses élus et les Kurdes en général. En mars, à l’occasion du nouvel an kurde, newroz, des centaines de personnes sont arrêtées.

Les espoirs sont bien là Nicolas Bertrand et Antoine Laurent nous proposent de les accompagner au fil de leurs rencontres dans un beau film intitulé Ez Kurdim (Je suis kurde) porté par un poème de Musa Anter. Les protagonistes sont trois femmes: Fidan, Angel, Asli. Deux sont kurdes, la troisième est turque. À travers elles, leur parcours personnel, c’est l’histoire d’un peuple tout entier qui apparaît. Les réalités sont dures. Tout autant que les déconvenues. La violence est sourde. Mais les espoirs sont bien là, comme l’envie de se battre, de poursuivre la lutte. De vivre, quoi! Ez Kurdim est un film émouvant à bien des égards. Les paysages merveilleux du Kurdistan défilent sous nos yeux, ancrant toujours plus la parole de Fidan, Angel et Asli dans une réalité géographique et politique désormais impossible à nier. (Pierre Barbancey. Jeudi 20 Décembre 2012. L’Humanité)

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